Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 12:56

Mardi dernier aux alentours de 22h, on a eu une panne électrique chez nous. Moi je me suis dis "no big deal !" et suis allée me coucher tranquille. Le lendemain matin, j'apprends dans le journal Metro (oui, il y a Metro ici aussi) que la panne a touché le Paraguay, l'Uruguay et bien sûr le Brésil. Apparemment, 18 des 26 états brésiliens ont été touchés. Rien que dans la région Sud Est, 50 millions de personnes ont été concernées par la panne.

 
La Une du Metro du 11/11/2009. Tiens, Barbra Streisand a sorti un nouvel album...

Tout a cessé de fonctionner pendant 4 heures : les trains et métros mais aussi les ascenseurs, les feux de signalisation, les portails électriques (coincés en position fermée) et même les téléphones portables ! Les seules communications reçues des zones dans le noir venaient de radios de voitures ou sur batterie.

Au lendemain de la panne, les médias ne connaissaient pas encore la cause de la panne, ce qui les amenés à publier des choses telles que "La chaîne de télévision américaine CBSNews a informé que les précédentes coupures de courant au Brésil auraient été causées par des hackers". Bah si des hackers avaient étés responsables pour celle-là, j'aurais pas aimé être à leur place ! C'est un coup à se faire rechercher pour terrorisme !

Le 12 novembre, les journaux se mettent plus ou moins d'accord sur le fait que la panne aurait été causé par un éclair. Ouais... assez flou tout ça...


Heureusement, il se trouve qu'on connaît quelqu'un qui travaille chez Voit et qui nous a expliqué plus en détail.
Apparemment, un éclair serait tombé sur un câble pile au moment où le système contrôle la tension. Le système aurait donc interprété l'éclair comme étant une surtension causant ainsi un des moteurs à s'arrêter pour rabaisser la tension. Mais comme l'éclair était simplement une surtension ponctuelle, quand le moteur a arrêté de tourner, le système aurait repéré une sous tension et aurait donc ordonné aux moteurs de bosser plus pour compenser. Donc les autres moteurs commencent à tourner comme des fous, tant et si bien que chacun d'entre eux atteint sa limite de rotation. Ainsi, quand un des moteurs atteignait sa limite, un autre devais mettre un coup de fouet pour compenser et atteignait sa limite à son tour. Et ainsi de suite. Effet domino, ça part en vrille : blackout.

Forcément, les gens commencent à se poser des questions sur la viabilité du système électrique, un prof d'USP s'en mêle et donne des interviews à la radio soulignant les problèmes de maintenance et de gestion du réseau (makes sense), puis grosse polémique, tout ça, tout ça...

Bon c'est très vulgarisé, je suis sensée être presque ingénieur et expliquer ça comme une pro. Mais il faut quand même vous rappeler que je tiens cette infos d'un gars qui parle portugais et qu'il a donc fallu me le retraduire en français puis que je vous en parle maintenant en blogo-français. Donc ça donne ça...

Pour vous donner une idée de l'ampleur de la panne, une vidéo montrant le courant revenir :


Bref... C'est vraiment pas de chance quand même... 

 

Par Camille - Publié dans : Au jour le jour
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 18:28
Aujourd'hui je suis passée en voiture sous le pont suspendu Otávio Frias de Oliveira. Ce pont est sensé aider la liaison entre la Marginal Pinheiros (une route célèbre à São Paulo pour ses embouteillages apocalyptiques) et l'aéroport de Congonhas.

Vu de Google Maps

Finalement, je ne sais pas si ça aide la liaison, mais ça aide le paysage : c'est de toute beauté !




PS : Ces photos ont été prises au péril de ma vie ! C'est-à-dire sur l'autoroute à la merci des moto-boys = fous furieux en moto en portugais.
Par Camille - Publié dans : A voir à São Paulo
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 11:22
A la recherche de poudre d'amande pour faire des macarons (faut bien que je m'entraine pour la pyramide pour Noël !), je me retrouve en désespoir de cause au Mercado Municipal Paulistano ou Mercadão comme on dit ici.

Pour la petite histoire, la construction du Mercadão s'est achevée en 1932 mais n'a été inauguré qu'en 1933. En effet,  à cause de la révolution de 32 (soulèvement de la population de l'Etat de São Paulo contre le gouvernement fédéral), le marché a été utilisé en tant que stockage d'armes jusqu'au 25 janvier 1933.


Les stands des commerçants s'étalent sur 12.600 m² et on y trouve de tout : épices, fruits, légumes, viandes, poissons, charcuteries, restaurants, etc... Personnellement, ce que je préfère c'est les viandes toutes à moins de 20R$/kg (soit environ 7€/kg) et l'épicerie Elli qui prône fièrement "Nosso provedor é Jesus Cristo", c'est-à-dire "Notre fournisseur est Jesus Christ". Je ne savais pas que Jesus faisait dans le jambon de parme...


Comment s'y rendre :
Métro São Bento ou Luz
R. da Cantareira, 306 - São Paulo - SP, 01024-000, Brazil
Par Camille - Publié dans : A voir à São Paulo
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 10:25
Comme je dois me lever à l'heure où blanchit la campagne pour être en cours à 7h30, je me suis dis que j'allais en profiter pour prendre en photo la vue de ma terrasse :

Vue à l'Est

Vue à l'Est 2

Vue à l'Ouest : il est si tôt que même la lune est encore là !
Par Camille - Publié dans : Au jour le jour
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 00:00

USP

Comme je ne sais pas comment commencer mon article, je vais commencer par "comme je ne sais pas comment commencer mon article".

Ah voilà ça va mieux, l'article est lancé, je peux continuer. Oui, je sais que ça fait de la peine de lire une blogueuse qui se parle à elle-même les dix premières lignes (dix?! elle va faire dix lignes comme ça?!!!), mais que voulez-vous. Je me rends compte que depuis la Chine, j'ai beaucoup perdu de ma blog-spontanéité. Oui parce que voyez-vous, en Chine, j'avais l'impression de faire quelque chose d'extraordinaire ! Passer un an dans une école de go, devenir la meilleure joueuse... du quartier?!, apprendre à parler chinois (genre...), tout ça tout ça ! Mais maintenant quoi ? Maintenant je suis au Brésil pour finir mes études, la belle affaire ! Chaque jour j'ai des cours de génie civil, pas de quoi écrire des articles passionnants. Je vois d'ici le tableau : "alors aujourd'hui j'ai eu cours de systèmes de bâtiments, j'ai appris à dimensionner les réseaux de sprinklers, j'ai appris un nouveau mot en portugais... ah non attends même pas, sprinkler se dit sprinkler en portugais..." Passionnant...

Et voilà, une dizaine de lignes, je vous l'avais dit. Le bloquage passé, parlons un peu de mon université : USP. J'aimerais vous dire que USP est comme n'importe quelle université, mais je ne pense pas. J'aimerais aussi vous dire que USP est radicalement différente des autres universités, mais une fois encore je ne pense pas. La vérité : c'est la première fois que je mets le pied à l'université. Le plus proche que j'ai jamais été d'une université, c'était la Sorbonne près de l'ESTP, et encore ! En période de manif CPE, j'essayais de faire le tour !

Le truc qui frappe quand on rentre à USP, c'est qu'on a un peu l'impression que c'est désert. Je veux dire, à part les lunatiques qui font leur jogging le matin (sérieusement, à 7h du matin ! Je ne peux même pas marcher à 7h du matin !!!), je passe en bus devant des dizaines de bâtiments et autant d'élèves ! Mais ce n'est pas qu'il y ait moins de gens, c'est surtout que le campus fait je ne sais combien d'hectares, regroupe des universités de tout  entre lesquelles t'as la place de coller un jardin du Luxembourg ! Et quand je dis des "universités de tout", je ne plaisante pas : tu peux étudier l'économie, l'art, la littérature, la biologie, la physique, la chimie, les maths, la médecine, le sport, la psychologie, l'odontologie, l'océanographie, la métalurgie, l'informatique, etc... D'ailleurs, USP a son propre hopital, son propre stade, sa propre piscine olympique et même sa propre portion de rivière pour faire de l'aviron ou je ne sais quoi...


Juste pour vous prouver qu'il y a de tout : ci-dessus, le bassin aux carpes et tortues de mon bâtiment

Tout ça pour dire que sur les 45 min que je mets pour aller en cours, 20 sont dans le campus même ! On est bien loin des 5 min à pied entre le portail de l'ESTP et ma minuscule chaise d'amphi coincée entre... personne et personne vu que personne n'allait en cours...

D'ailleurs les amphis parlons-en. En réalité, on est plus proche de la salle de classe telle qu'on l'a tous connue au collège et au lycée que de l'amphithéâtre pouvant contenir des centaines de personnes. Je ne m'en plains pas d'ailleurs, je suis très satisfaite d'avoir une chaise et une table indépendantes et qui donc ne bougent pas avec l'impatience de mes voisins de côtés, devant et derrière.

Le nombre d'élèves lui varient en fonction des cours mais en général nous sommes entre 20 et 30 en classe. Les arrivées, départs et sorties momentanées s'échellonnent, mais je parlais de ça dans une autre article... Oui, ma vie est maintenant à l'université, si je crache tout dans un seul article, je serais sèche pour le reste de l'année !

Par Camille - Publié dans : Au jour le jour - Communauté : Expatrie(e)s
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